Rochecorbon

L'oppidum de Rochecorbon occupe les 15 ha du plateau de Château‑Chevrier qui surplombe la Loire. Les flancs sud et ouest sont escarpés, et le coté est est délimité par le vallon de Vauvert. Le dernier côté est délimité par un rempart. La plus grande partie du plateau est actuellement occupé par des vignes. Dans les années soixante-dix de nombreux pavillons ont été construits à l'emplacement même du rempart. La première mention du site remonte à 1871. L. Palustre nomme le plateau de Rochecorbon oppidum et signale la présence du rempart et d'un « castrum » dans l'angle sud‑est.
Le talus mesure 300 m de long, pour une largeur de 20 m. Il est préservé sur une hauteur de 4 à 5 m et il est précédé d'un fossé large de 15 m. Le rempart n'a pas fait l'objet de fouilles d'envergure mais d'observations faites lors de la construction d'une maison dans les années soixante et d'un sondage en 1971. Il se compose de deux murs parallèles en pierres sèches espacés de 7 m. Le mur externe était large de 1,20 m et conservé sur une hauteur de 2 m. Le second, coté interne, faisait 0,40 m de large pour une hauteur de 1,50 m. La découverte de grands clous et de traces noires longitudinales permettent de restituer un murus gallicus.
Une terrasse artificielle est encore visible au sud-est, la terrasse de Saint‑Roch. Surélevée de 2m par rapport au plateau, elle couvre une surface d'environ 1 ha et surplombe directement la Loire. Rien ne permet de confirmer le lien de cet aménagement avec l'oppidum. Elle a été mise en relation avec des aménagements similaires, comme la terrasse au Mont-Beuvray, la Viereckschanze du Donnersberg ou l'enclos de La Clautre de Villejoubert.
Peu de mobilier est connu sur le site. Outre de la céramique et quelques tessons d'amphore, Rochecorbon a livré quatre monnaies gauloises.


SITUATION ADMINISTRATIVE

Nom usuel : Rochecorbon

Commune : Rochecorbon

Lieu-dit : Château-Chevrier

Nom antique : -

Département : départ. Indre-et-Loire (37)

Région : Centre

Pays : France

Civitas : Turones

TOPOGRAPHIE ET REMPARTS

Superficie : 15 ha

Topographie :  Éperon barré

Nb de phases du rempart : -

Nb de portes connues : -

Nb de portes fouillées : -

Architecture de rempart : 

1 - Variante de murus gallicus 

OCCUPATION INTERNE DE L'OPPIDUM

Zone cultuelle / Sanctuaire


ENVIRONNEMENT DE L'OPPIDUM

-


CHRONOLOGIE DU SITE

Chronologie relative :  LT D2

Occupation du site : 
La Tène finale (LT D)
Moyen-âge


Chronologie absolue : -


BIBLIOGRAPHIE

Couderc J.-M., Audin P., Bilan de la métallurgie antique en Touraine, in : Les mines et la métallurgie en Gaule, colloque Caesarodunum, 22, Errance, Paris, 1987, 237-251.
Laruaz J.-M., Les oppida du département de l’Indre-et-Loire, mém. de maîtrise, université de Tours, Tours, 2003, 2 vol.
Laruaz J.-M., Recherches sur la naissance de l’urbanisation en Loire moyenne, Bulletin de l'AFEAF, 23, Paris, 2005, 15-18.
Laruaz J.-M., Recherches sur les oppida turons et la naissance de l’urbanisation en Loire moyenne à la fin de l’âge du Fer, Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 51, 2005, 33-41.
Maugard R., Fouille de sauvetage dans le vallum d'un oppidum à Rochecorbon (37), Revue Archéologique du Centre de la France, 12, 1973, 187-201.
Maugard R., Monnaies en Touraine, Revue Archéologique du Centre de la France, 20, fasc. 1-2, 1981, 57-61.
Palustre L., Oppidum de Château-Chevrier à Rochecorbon, Bulletin de la Société Archéologique de Touraine, 2, 1871, 4-5.
Provost M., Rochecorbon, in Carte archéologique de la Gaule : L'Indre-et-Loire (37), 1988, 75.



 


GESTION ET MISE EN VALEUR

-


PHOTOTHEQUE

Vue aérienne depuis le sud Terrasse artificielle dans l'angle sud-est de l'oppidum Vue du rempart depuis l'extérieur du site

Stephan Fichtl (d'après Jean-Marie Laruaz)